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13e Forum des Jeunes de l’UNESCO

La semaine dernière, Mahmoud Hashoush, ancien coordinateur du projet d’action et de recherche pour la jeunesse à la Minett Biosphere UNESCO, a représenté la délégation luxembourgeoise à la 13ème édition du Forum des Jeunes de l’UNESCO qui s’est déroulée du 13 au 15 novembre à Paris et qui a abordé les impacts sociaux du changement climatique.

Mahmoud Hashoush, nommé par la Commission nationale luxembourgeoise pour l’UNESCO, est un jeune chercheur libanais. Il est passionné par l’étude des interconnexions entre l’environnement, la santé animale et la santé humaine. Il poursuit actuellement un doctorat en épidémiologie environnementale à l’université de Montpellier, en se concentrant sur l’impact de la pollution environnementale liée aux activités extractives sur les mortinaissances en Équateur.

Mahmoud s’est engagé avec enthousiasme pendant la conférence et a participé non seulement aux discussions actives, mais aussi à la rédaction et à la finalisation des recommandations de la conférence.

Lors de la session spéciale pour les ministres de la jeunesse et les participants au Forum de la jeunesse, Mahmoud a remis en question les politiques d’atténuation du changement climatique mises en place par les gouvernements. Il a déclaré : « Bien que le réchauffement climatique soit une crise mondiale, ses effets ne sont pas ressentis de la même manière dans le monde entier, ce qui souligne l’importance du concept de justice climatique. De même, malgré les politiques très optimistes et idéalistes mises en place dans de nombreux pays (dans l’Union européenne par exemple), certaines entreprises profitent encore de la présence de politiques plus clémentes à l’étranger ». Mahmoud a demandé : « Comment les ministres ou les gouvernements garantissent-ils la justice climatique lorsqu’il s’agit de politiques onshore ou offshore ? »

Lors de l’élaboration et de la finalisation des recommandations pour la 42e Conférence générale de l’UNESCO, Mahmoud Hashoush a insisté sur le rôle que peuvent jouer les activités sportives et récréatives. Selon lui, ces dernières peuvent servir d’outils non seulement pour l’action climatique, mais aussi pour la construction de la paix dans des régions et des contextes agités. Le délégué a été particulièrement inspiré par le parcours de Maya Gabeira, championne de l’UNESCO pour l’océan et la jeunesse, et par la façon dont elle utilise le surf et les sports pour militer et agir en faveur du climat.

Au cours de la session de clôture, Mahmoud a résumé les moyens par lesquels l’UNESCO et [les décideurs] peuvent soutenir la jeunesse, en réponse à une question posée par la Chef de la Section Jeunesse de l’UNESCO, Mme Souria Saad-Zoi, à travers les trois points suivants :

1) Soutenir les opportunités offertes aux jeunes par diverses institutions privées et publiques, en créant des stages, des emplois, des quotas d’opportunités de volontariat,

2) Renforcer l’importance du suivi et de l’évaluation des projets et engagements de jeunesse existants et futurs pour s’assurer que ces actions ne sont pas seulement présentes, mais aussi efficaces, et enfin

3) et à la lumière de la session avec les ministres, appeler les dirigeants et les décideurs à écouter (vraiment écouter et pas seulement entendre) ce que les jeunes ont à dire.